A partir de
septembre 2010 et jusqu’à la rencontre de Gorée en février 2011, la synthèse de
la Charte Mondiale des Migrants a circulé auprès de toutes les assemblées
locales et continentales à fin d’être discutée et amendée. Ces propositions ont
été portées à Gorée par les représentants des assemblées locales et discutées
lors de l’Assemblée Mondiale des Migrants à Gorée en vue de l’approbation
finale.
Ci-dessous nous
vous proposons un exemple à partir des assemblées italiennes et deux exemples
d’amendements fait par des assemblées locales sur le continent africain.
1. Pour le continent africain : L'example marocain - novembre/décembre 2010
Au Maroc une
dynamique très forte a été portée par les migrants vivant dans ce pays.
Plusieurs assemblées locales ont été organisées avec différents publics :
une rencontre entre migrants en provenance de la République Démocratique du
Congo, une autre dans un foyer de migrants peuls et enfin une rencontre plus
large entre migrants en provenance des différents pays africains et européens.
Ces rencontres ont donné lieu à trois propositions d’amendements différentes.
1.1 Première proposition
Cette proposition a été
faite à partir de la rencontre entre migrants en provenance de la RDC le 4
décembre 2010. Leurs amendements sont dans le texte en gras, en cursive et en rouge.
Charte
Mondiale des Migrants
Les personnes migrantes sont les cibles de politiques
injustes. Celles-ci, au détriment des droits universellement reconnus à chaque
personne Humaine, font s’opposer les êtres humains les uns aux autres en
utilisant des stratégies discriminatoires, fondées sur la préférence nationale,
l’appartenance ethnique ou religieuse.
Ces politiques sont imposées par des systèmes conservateurs
et hégémoniques, qui cherchent à maintenir leurs privilèges en exploitant la
force de travail physique et intellectuelle des migrants. Pour cela ils
utilisent les prérogatives exorbitantes permises par la puissance arbitraire de
l’Etat-Nation et
du système mondial de domination.
Les migrants sont partout privés du
plein exercice de leur droit à la liberté de circulation et d’installation sur
notre planète. Ils sont privés de leurs droits à la liberté et à la paix ainsi
que de leurs droits économiques, sociaux, politiques et culturels.
Seule une large alliance des personnes migrantes pourra
promouvoir l’émergence de droits nouveaux pour toute personne de par sa
naissance sans distinction d’origine, de couleur, de sexe ou de croyance. Pour
cela, cette alliance des migrants devra permettre, autour de principes
éthiques, aux migrants de contribuer à la construction de nouvelles politiques
économiques et sociales, à une refonte de la conception de la territorialité et
du système de gouvernance mondiale dominant actuel et son soubassement
économique et idéologique.
C’est pourquoi, nous migrants du monde entier, suggérons à
partir des propositions qui nous sont parvenues depuis 2006, une discussion
large, à l’échelle planétaire en vue d’adopter la présente Charte Mondiale des
Migrants lors de notre prochaine rencontre en février 2011 sur l’île de Gorée
au Sénégal.
Notre ambition est de faire valoir à partir des situations
que vivent les migrants dans le monde, le droit pour tous de pouvoir circuler
et s’installer librement sur notre planète, et de contribuer à la construction
d’un monde sans murs :
Proposition
de Charte
Parce que nous appartenons à la Terre toute
personne doit pouvoir circuler librement, s’installer
et
s’épanouir dans n’importe quelle partie de cette terre.
Toute personne sans exception doit pouvoir se
déplacer librement de la campagne vers la ville, de la ville vers la campagne,
d’une province vers une autre[1].
Toute personne doit pouvoir quitter n’importe quel pays pour
l’étranger.
Les lois relatives aux visas, laissez-passer, et
autorisations, ainsi que toutes autres lois limitant la liberté de circulation
et d’installation doivent être abrogées.
Les migrants du monde entier doivent jouir des mêmes droits
que les groupes nationaux et assumer les mêmes responsabilités dans tous les
domaines essentiels de la vie économique, politique, culturel et sociale. Ils
doivent avoir le droit de voter et d’être éligible à tout organe législatif.
Les migrants doivent avoir le droit de parler et partager
leur langue maternelle, de développer et faire connaître leurs cultures et
leurs coutumes traditionnelles, et de pratiquer leurs religions de
choix. Tout cela dans le respect des Droits de l’Homme.
Les personnes migrantes doivent jouir du
même droit d’exercer un commerce là où elles et ils le désirent, de se livrer à
l’industrie ou d’adopter un métier, manuel ou non, comme toute profession
permise pour les groupes nationaux de façon à leurs permettre d’assumer leur
part de responsabilité dans la production des richesses nécessaires au
développement et l’épanouissement de tous.
La terre doit être partagée entre ceux qui la travaillent.
Les restrictions à la propriété foncière imposées pour des raisons d’ordre
ethnique et/ou national doivent être abolies au profit d’une nouvelle vision
d’une relation responsable entre les humains et la terre.
Toute personne a le droit d’être inhumé, au même titre des
nationaux, sans aucune discrimination d’ordre sociale, économique, politique et
religieuse.
Les personnes migrantes au même titre que les groupes
nationaux doivent être égales devant la loi. Nul ne doit être emprisonné,
déporté ou voir sa liberté restreinte sans que sa cause ait été équitablement
entendue et défendue, dans une langue à lui compréhensible.
Toute loi qui prévoit une distinction fondée sur l’origine
nationale, la situation matrimoniale et/ou juridique ainsi sur les convictions
doit être abrogée.
Le droit au mariage doit être reconnu à toute personne sans
aucune discrimination. Chaque individu doit pouvoir choisir librement son
partenaire et pouvoir formaliser sa relation dans le cadre de son choix, sans
aucune restriction et discrimination liées à la religion, le statut social,
l’ethnie, l’identité sexuelle et la nationalité.
Les droits humains sont inaliénables et indivisibles et
doivent être les mêmes pour tous et toutes. La loi doit garantir à
toutes les personnes migrantes le droit à la liberté d’expression, le droit de
s’organiser, le droit à la liberté de réunion, le droit de publier, de
pratiquer le culte et aussi de donner à leurs enfants l’éducation de leur
choix.
Le travail et la sécurité doivent être assurés à toutes les
personnes migrantes. Quiconque travaille doit être libre de fonder avec
d’autres des syndicats. Les migrantes et migrants doivent recevoir un salaire
égal à travail égal et doivent avoir la possibilité de transférer le fruit de
leur travail, sans aucune restriction de quelque sorte qu’elle soit, tout en
contribuant au système de solidarité nécessaire de la société de résidence.
Les personnes migrantes doivent recevoir un salaire égal à
travail égal aux nationaux. Aucune discrimination doit être faite dans l’accès
au travail et dans sa rémunération.
L’accès à l’éducation et à l’instruction doit être garanti
aux personnes migrantes et à leurs enfants. L’instruction doit être gratuite,
universelle et égale pour tous les enfants. Les études supérieures et la
formation technique doivent être accessibles à tous dans une nouvelle vision du
dialogue et de partage des cultures. Dans la vie culturelle, dans les sports et
dans l’éducation, toute distinction fondée sur l’origine nationale, l’appartenance
religieuse et ethnique doit être abolie.
Les personnes migrantes doivent avoir droit au logement.
Toute personne doit avoir le droit d’habiter dans l’endroit de son choix d’être
décemment logée et de maintenir sa famille dans le confort et la sécurité au
même titre que les groupes nationaux. Les personnes migrantes ambitionnent d’avoir l'opportunité et la
responsabilité au même titre que les groupes nationaux, de faire face ensemble
aux défis actuels (logement, alimentation, santé, épanouissement...).
Les personnes
migrantes doivent pouvoir accéder au soin au même titre que les groupes
nationaux. Aucune discrimination doit être faite dans l’accès au droit à la
santé.
L’objectif des principes énoncés dans la charte mondiale des
migrants est de contribuer à la disparition de tout système ségrégationniste et
à l’avènement d’un monde pluriel, responsable et solidaire.
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1.2 Deuxième proposition
Cette proposition a été
faite à partir de la rencontre organisée au foyer des migrants peuls à Rabat le
5 décembre 2010. Leurs amendements sont dans le texte en gras, en cursive et en rouge.
Charte
Mondiale des Migrants
Les personnes migrantes sont les cibles de politiques
injustes. Celles-ci, au détriment des droits universellement reconnus à chaque
personne Humaine, font s’opposer les êtres humains les uns aux autres en
utilisant des stratégies discriminatoires, fondées sur la préférence nationale,
l’appartenance ethnique ou religieuse.
Ces politiques sont imposées par des systèmes conservateurs
et hégémoniques, qui cherchent à maintenir leurs privilèges en exploitant la
force de travail physique et intellectuelle des migrants. Pour cela ils
utilisent les prérogatives exorbitantes permises par la puissance arbitraire de
l’Etat-Nation et
du système mondial de domination.
Les migrants sont partout privés du
plein exercice de leur droit à la liberté de circulation et d’installation sur
notre planète. Ils sont privés de leurs droits à la liberté et à la paix ainsi
que de leurs droits économiques, sociaux, politiques et culturels.
Seule une large alliance des personnes migrantes pourra
promouvoir l’émergence de droits nouveaux pour toute personne de par sa
naissance sans distinction d’origine, de couleur, de sexe ou de croyance. Pour
cela, cette alliance des migrants devra permettre, autour de principes
éthiques, aux migrants de contribuer à la construction de nouvelles politiques
économiques et sociales, à une refonte de la conception de la territorialité et
du système de gouvernance mondiale dominant actuel et son soubassement
économique et idéologique.
C’est pourquoi, nous migrants du monde entier, suggérons à
partir des propositions qui nous sont parvenues depuis 2006, une discussion
large, à l’échelle planétaire en vue d’adopter la présente Charte Mondiale des
Migrants lors de notre prochaine rencontre en février 2011 sur l’île de Gorée
au Sénégal.
Notre ambition est de faire valoir à partir des situations
que vivent les migrants dans le monde, le droit pour tous de pouvoir circuler
et s’installer librement sur notre planète, et de contribuer à la construction
d’un monde sans murs :
Proposition
de Charte
Parce que nous appartenons à la Terre toute
personne doit pouvoir circuler et
s’installer dans n’importe quelle partie de cette terre.
Toutes personnes migrantes doivent avoir le droit aux
papiers dans le pays de résidence.
Toute personne doit pouvoir se déplacer librement de la
campagne vers la ville, de la ville vers la campagne, d’une province vers une autre,
et pouvoir quitter n’importe quel pays pour l’étranger.
Les lois relatives aux visas, laissez-passer, et
autorisations, ainsi que toutes autres lois limitant la liberté de circulation
et d’installation doivent être abrogées.
Les migrants du monde entier doivent jouir des mêmes droits
que les groupes nationaux et assumer les mêmes responsabilités dans tous les
domaines essentiels de la vie économique, politique, culturel et sociale. Ils
doivent avoir le droit de voter et d’être éligible à tout organe législatif.
Les migrants doivent avoir le droit de parler et partager
leur langue maternelle, de développer et faire connaître leurs cultures et
leurs coutumes traditionnelles, et de pratiquer leurs religions.
Les migrantes et migrants doivent jouir du même droit
d’exercer un commerce là où elles et ils le désirent, de se livrer à
l’industrie ou d’adopter un métier, manuel ou non, comme toute profession
permise pour les groupes nationaux de façon à leurs permettre d’assumer leur
part de responsabilité dans la production des richesses nécessaires au
développement et l’épanouissement de tous.
La terre doit être partagée entre ceux qui la travaillent.
Les restrictions à la propriété foncière imposées pour des raisons d’ordre
ethnique et/ou national doivent être abolies au profit d’une nouvelle vision
d’une relation responsable entre les humains et la terre.
Les personnes migrantes au même titre que les groupes
nationaux doivent être égales devant la loi. Nul ne doit être emprisonné,
déporté ou voir sa liberté restreinte sans que sa cause ait été équitablement
entendue et défendue.
Toute loi qui prévoit une distinction fondée sur l’origine
nationale doit être abrogée.
Toute loi qui prévoit une distinction fondée sur
la situation matrimoniale et/ou juridique ainsi sur les convictions doit être
abrogée.
Le droit à la santé et le droit d’accès aux soins doivent
être reconnus à toutes les personnes migrantes au même titre que les nationaux,
sans aucune distinction.
Les droits humains sont inaliénables et indivisibles et
doivent être les mêmes pour tous. La loi doit garantir à toutes les personnes
migrantes le droit à la liberté d’expression, le droit de s’organiser, le droit
à la liberté de réunion, le droit de publier, de pratiquer le culte et aussi de
donner à leurs enfants l’éducation de leur choix.
Le travail et la sécurité doivent être assurés à toutes les
personnes migrantes. Quiconque travaille doit être libre de fonder avec
d’autres des syndicats. Les migrantes et migrants doivent recevoir un salaire
égal à travail égal et doivent avoir la possibilité de transférer le fruit de
leur travail, sans aucune restriction de quelque sorte qu’elle soit, tout en
contribuant au système de solidarité nécessaire de la société de résidence.
L’accès à l’éducation et à l’instruction doit être garanti
aux personnes migrantes et à leurs enfants.
L’instruction doit être gratuite, universelle et égale pour
tous les enfants. Les études supérieures et la formation technique doivent être
accessibles à tous dans une nouvelle vision du dialogue et de partage des
cultures. Dans la vie culturelle, dans les sports et dans l’éducation, toute
distinction fondée sur l’origine nationale doit être abolie.
Les personnes migrantes doivent avoir droit au logement.
Toute personne doit avoir le droit d’habiter dans l’endroit de son choix d’être
décemment logée et de maintenir sa famille dans le confort et la sécurité au
même titre que les groupes nationaux. Les personnes migrantes ambitionnent d’avoir l'opportunité et la
responsabilité au même titre que les groupes nationaux, de faire face ensemble
aux défis actuels (logement, alimentation, santé, épanouissement...).
L’objectif des principes énoncés dans la charte mondiale des
migrants est de contribuer à la disparition de tout système ségrégationniste et
à l’avènement d’un monde pluriel, responsable et solidaire.
Nous proposons de filmer la rencontre de Gorée pour pouvoir
la diffuser auprès des migrants qui n’ont pas pu participer.
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1.3 Troisième proposition
Cette proposition a été
faite à partir des deux rencontres entre migrants organisés le 6 et le 13
décembre 2010. Leurs amendements sont dans le texte en gras, en cursive et en rouge. Les
commentaires sont en bas de page. Les migrants ont changé totalement le préambule
proposé dans la synthèse.
Charte Mondiale des Migrants
Nous, personnes migrantes qui avons quitté notre région ou
pays d’origine, sous la contrainte ou de notre plein gré et vivons de façon
permanente ou temporaire dans une autre région ou un autre pays du monde,
Considérant que les restrictions à la liberté de circulation
ne concernent plus guère les marchandises et les capitaux mais uniquement les
personnes et reflètent non seulement la montée en puissance des nationalismes
xénophobes mais aussi la peur élitiste à l’égard des populations exploitées et
défavorisées ;
Considérant que les politiques sécuritaires font croire que
les migrations sont un problème et une menace alors qu’elles constituent depuis
toujours un fait historique naturel, complexe certes mais qui, loin d’être une
calamité pour les pays de résidence,
constitue un apport économique, social et culturel inestimable ;
Considérant que les expériences historiques de libre
circulation des personnes ont montré que celle-ci ne limite ni la souveraineté
ni la sécurité des Etats qui sont davantage menacées aujourd’hui par la libre
circulation des capitaux ;
Considérant que les mesures sécuritaires ne mettront pas fin
aux flux migratoires, induits par de multiples facteurs ;
Considérant que, aujourd’hui, du fait de la mondialisation
libérale, les écarts de revenus ne cessent de croître tout comme le pillage des ressources par les
mécanisme de l’endettement, les violence et les guerres, ne laissant à certains
d’entre nous d’autre choix que celui de migrer ;
Nous refusons
de vivre dans un monde aux frontières érigées et de plus en plus militarisées
qui segmentent nos continents et sommes
indignés par la guerre aux migrants qui s’amplifie d’année en année le
long des frontières ;
Nous refusons la division de l’humanité entre ceux qui
peuvent circuler librement sur la planète et ceux à qui cela est interdit ou
restreint ;
Nous refusons de jouer le jeu de la mise en concurrence entre les mains d’œuvre qui
vise à abaisser les salaires et fragiliser les droits du travail de tous les salariés;
Nous proclamons que,
1[2]) Parce que nous
appartenons à la Terre toute personne doit pouvoir choisir son lieu de résidence, rester là où
elle vit ou circuler et s’installer dans n’importe
quelle partie de cette terre[3].
2) Tous
les droits humains sont inaliénables et indivisibles et doivent être garantis
par la loi à tous, y compris les personnes migrantes. Ces dernières ont le
droit de jouir entièrement, en tant que collectif ou individus, de tous les
droits et libertés fondamentales reconnus dans la Charte des Nations Unies, la
Déclaration Universelle des Droits Humains et l’ensemble des Conventions de
l’ONU[4].
3)
Toute personne doit pouvoir se déplacer librement de la campagne vers la ville, de la ville
vers la campagne, d’une province vers une autre, et pouvoir quitter n’importe
quel pays pour un autre.
4)
Les lois relatives aux visas, laissez-passer, et autorisations, ainsi que
toutes autres lois limitant la liberté de circulation et d’installation doivent
être abrogées.
5)
Les migrants du monde entier doivent jouir des mêmes droits que les nationaux
et assumer les mêmes responsabilités dans tous les domaines essentiels de la
vie économique, politique, culturelle et sociale. Ils doivent avoir le droit de
voter et d’être éligible[5].
6)
Les migrants doivent avoir le droit de parler et partager leur langue maternelle,
de développer et faire connaître leurs cultures et leurs coutumes, et de
pratiquer leurs religions, dans le respect des droits universels.
7) Les
personnes migrantes au même titre que les nationaux doivent être égales devant
la loi. Nul ne peut être emprisonné, déporté ou voir sa liberté restreinte sans
que sa cause ait été équitablement entendue et défendue dans la langue de son
choix.
8) Les personnes migrantes
ont le droit à l’intégrité physique et à ne pas être harcelées, expulsées,
persécutées, arrêtées arbitrairement ou tuées en raison de leur statut ou parce
qu’ils défendent leurs droits.
9) Les femmes, tout
particulièrement, doivent être protégées contre toute forme de violence et de
trafic. Elles ont le droit de contrôler leur propre corps et de rejeter
l’exploitation de celui-ci. Elle doivent jouir d’une protection
particulièrement renforcée notamment en matière de condition de travail, de
santé maternelle et infantile, ou dans le cas de changement dans leur statut
juridique et matrimonial.
10) Les personnes
migrantes, comme les nationaux ont le droit de fonder une famille et de vivre
en famille. Le regroupement familial ne peut leur être refuser et on ne peut
les séparer ou les maintenir éloignés de leurs enfants.
11) Toute personnes migrantes
ont le droit à la santé et à une alimentation saine et suffisante et le droit à
l’accès à l’eau.
12) Toute les personnes
migrantes ont le droit à la liberté d’expression, le droit
de s’organiser, le droit à la liberté de réunion.
13) Les personnes migrantes
doivent jouir du même droit d’exercer une profession au même titre que les
nationaux[6].
14)
Le travail et la protection sociale doivent être assurés à toutes les
personnes migrantes. Quiconque travaille doit être libre de participer ou de fonder
des syndicats. Les migrantes et migrants doivent recevoir un salaire égal à
travail égal et doivent avoir la possibilité d’opérer des transferts d’argents[7],
tout en contribuant au système de solidarité nécessaire de la société de
résidence.
15)
L’accès à l’éducation et à l’instruction du pré-scolaire à l’enseignement supérieur,
doit être garanti aux personnes migrantes et à leurs enfants. L’instruction
doit être gratuite, universelle et égale pour tous. Dans la vie culturelle,
dans les sports et dans l’éducation, toute distinction fondée sur l’origine
nationale doit être abolie.
16) Les
formations et diplômes obtenus auparavant doivent être reconnus ou validés.
17)
Les personnes migrantes doivent avoir droit au logement. Toute personne doit
avoir le droit d’habiter dans l’endroit de son choix d’être décemment logée et
de maintenir sa famille dans le confort et la sécurité au même titre que les
nationaux.
18) Les
personnes migrantes doivent avoir l’opportunité et la responsabilité, au membre
titre que les nationaux, de participer pleinement à la vie économique, sociale,
politique et culturelle du pays de résidence.
Nous, personnes migrantes,
signataires de la présente Charte
Nous engageons à respecter
et promouvoir les valeurs et principes exprimés ci-dessus et à contribuer ainsi
à la disparition de tout système d’exploitation ségrégationniste et à
l’avènement d’un monde pluriel, responsable et solidaire.
[3]Nous
pensons qu’il faut souligner l’importance du droit de rester et pas seulement
le droit de circuler !
[4]Cette
article était vers la fin de la Charte mais nous pensons qu’il devrait être
comme deuxième principe !
[6]Nous
avons enlevé le concept de « droit de se livrer à l’industrie » pour
éviter les cas d’exploitations par des multinationales gérées par des migrants.
[7]Nous
avons supprimé la phrase « sans aucune restriction de quelque sorte
qu’elle soit » pour éviter le transfère d’argent par des multinationales
et les patrons.
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2. Pour le continent européen : L'example italien
Cari compagni della Carta Mondiale dei Diritti dei Migranti,
ecco il contributo dei partecipanti
alle riunioni promosse dal Movimento Primo Marzo in Italia.
abbiamo letto e discusso attentamente
ogni punto, partiamo dal concetto che ci sta più a cuore: quello di “potenziali
migranti”.
abbiamo ritenuto importante aggiungere
questo concetto, per aderire con ancora maggiore convinzione agli scopi della
Carta, “per un mondo senza muri”.
se crediamo in una società senza muri,
e ci crediamo profondamente, pensiamo che sia necessario impedire che sorga
qualunque muro anche all’interno del movimento antirazzista e che una società
storicamente nuova e rivoluzionaria possa essere solo quella in cui non esiste
alcuna differenza: nella società di oggi siamo tutti potenziali migranti, tutti
possiamo avere ragioni più o meno gravi per desiderare di cambiare paese e
luogo di vita, questo ci unisce e fa sì che la lotta “per” l’immigrato diventi
la lotta personale di ciascuno di noi, non si tratta più di una solidarietà opzionale,
ma della pelle di ciascuno.
per questo abbiamo aggiunto alcune
frasi che intendono orientare la Carta in questo senso.
le nostre aggiunte sono evidenziate in
giallo.
In alcuni paragrafi ci è sembrato fosse
meglio togliere la parola migrante (è evidenziato a fianco), con lo scopo di
sottolineare appunto che i diritti che rivendichiamo per i migranti sono i
diritti di tutti, spesso disattesi per tutti e doppiamente per chi migra: vanno
chiesti per tutti, perchè non ci siano più differenze nè nelle leggi nè dentro
la testa delle persone.
Inoltre: abbiamo aggiunto un punto,
relativo alle politiche di frontiera e ai visti: crediamo che la liberta di
circolazione, in tutto il mondo, passi per l’abrogazione del sistema di visti e
delle restrizioni esistenti volte ad evitare che si attraversi facilmente
qualunque frontiera.
Abbiamo poi inserito una frase,
significativa: i migranti devono avere il diritto di voto in accordo con gli
ordinamenti di ciascun paese. Riteniamo che l’abbattimento delle frontiere non significhi
un generale appiattimento, che ciascun luogo abbia diritto di mantenere il
proprio ordinamento legislativo in base alle proprie radici culturali e che
rivendicare il diritto a spostarsi significhi anche sottolineare il diritto ad
entrare a far parte delle comunità locali qualunque sia il loro ordinamento,
che deve aprirsi e lavorare in aggiunta e sè stesso e non in sottrazione.
Abbiamo aggiunto una sottolineatura
rispetto al diritto dei migranti a partecipare all’economia locale, ci è
sembrato importante introdurre la partecipazione in sostituzione alle attuali
condizioni di sfruttamento del lavoro migrante.
Abbiamo introdotto una differenza tra
diritto allo studio e diritto all’educazione, due concetti differenti ma
entrambi importanti da rispettare, orientandoci in modo da dichiarare che tutti
hanno diritto all’istruzione (forse anche indipendentemente dal pensiero dei
propri genitori) e allo stesso tempo tutti hanno diritto a ricevere
l’educazione che si ritiene sia migliore per coniugare il mantenimento delle
proprie radici culturali con la vita vissuta altrove, in una ricerca di
equilibrio che mette sempre in primo piano il rispetto dei diritti umani
fondamentali.
Come si legge in chiusura, lavoriamo
per costruire una società globale mista, che insegni a tutti (migranti,
potenziali migranti e autoctoni) il rispetto dei diritti umani, crei equilibrio
tra le diverse culture, unisca e faciliti la libera scelta di ciascun uomo e
ciascuna donna.
Siamo a disposizione per qualunque
ulteriore chiarimento.
Vi ringraziamo per averci coinvolti in
questo processo che ci appartiene e ci appassiona.
Buon lavoro a tutti noi!
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Carta Mondiale dei Migranti
Troppo spesso i
migranti sono presi di mira da politiche ingiuste. Queste, a scapito dei
diritti universalmente riconosciuti ad ogni essere umano, mettono gli uomini
gli uni contro gli altri, facendo leva su concetti come l'appartenenza
nazionale, etnica o religiosa.
Queste politiche sono
l’emanazione di sistemi conservatori e totalizzanti che ritengono di potere
sfruttare le braccia e le teste dei migranti per mantenere un sistema di
privilegio riservato a pochi. I poteri dello stato-nazione e il sistema
mondiale di dominazione si prestano perfettamente a questo scopo.
Ai migranti viene
impedito di esercitare il diritto a circolare liberamente e a scegliere
liberamente dove stabilirsi. I migranti vengono privati del pieno esercizio del
diritto alla libertà e alla pace e
dei diritti econimici, sociali, politici e culturali.
Solo una grande
alleanza tra i migranti potrà portare al riconoscimento e all’affermazione dei
diritti di cui ogni individuo deve
godere dalla nascita, senza distinzioni di origine, colore, sesso o credo
religioso. Questa alleanza dovrà permettere ai migranti, sulla base di principi
etici, di contribuire alla costruzione di nuove politiche economiche e sociali,
ad una rielaborazione del concetto di territorialità, del sistema di
gouvernance mondiale dominante oggi e delle sue fondamenta economiche e
ideologiche.
A tale scopo noi,
migranti
ATTIVI E POTENZIALI MIGRANTI di tutto il mondo, proponiamo una
discussione ampia e internazionale, a partire dalle proposte che ci sono giunte
dal 2006 e in vista dell'adozione della presente Carta Mondiale dei Migranti,
in occasione dell’incontro fissato per febbraio 2011 sull'isola di Gorée, in
Senegal.
La nostra ambizione,
con questa Carta, è far valere, a partire dalle esperienze vissute dai migranti
in tutto il mondo, il diritto di circolare e scegliere liberamente dove
stabilirsi sul nostro pianeta, contribuendo alla costruzione di un mondo senza
muri.
Proposta di Carta
Poiché apparteniamo alla Terra, ogni
individuo deve poter circolare e stabilirsi ovunque desideri su questa terra.
MIGRANTE PUO’ ESSERE CONSIDERATO CHIUNQUE ABBIA
LASCIATO PER SCELTA O PER NECESSITA’ LA PROPRIA CASA O LA PROPRIA TERRA PER
INTRAPRENDERE UN PERCORSO DI VITA IN UN ALTRO CONTESTO.
OGGI ALLA LUCE DELLE TRASFORMAZIONI SOCIALI E
POLITICHE, SIAMO TUTTI POTENZIALI MIGRANTI.
Ogni persona deve potersi spostare
liberamente dalla campagne alla città, dalla città verso la campagna, da una
provincia ad un altra e poter lasciare qualsiasi paese per un altro.
Le leggi relative ai visti, lascia passare e tutte le
leggi e le procedure che limitano la libertà di circolazione e residenza devono
essere abrogate.
LE LEGGI DEVONO ESSERE FATTE IN MODO DA REGOLARE, MA
NON DA OSTACOLARE LA LIBERA CIRCOLAZIONE DELLE PERSONE, VALORIZZANDO IL
DESIDERIO DI SVILUPPO E CRESCITA DI CIASCUN INDIVIDUO.
LE CONDIZIONI DI SPOSTAMENTO DEVONO ESSERE UGUALI PER
TUTTI
I migranti di tutto il mondo devono poter
godere degli stessi diritti degli autoctoni e assumere le stesse responsabilità
nei campi fondamentali della vita economica, politica, culturale e
sociale.Devono avere il diritto di voto attivo e passivo in tutti gli organi
legislativi IN ACCORDO CON L’ORDINAMENTO DI CIASCUN PAESE.
I migranti devono avere il diritto di parlare
e condividere la loro lingua madre, di sviluppare e far conoscere le loro
culture e i loro costumi tradizionali come anche di praticare la loro religione.
I migranti devono poter godere del diritto di
esercitare un commercio dove lo desiderino, di dedicarsi all'industria o di
scegliere un mestiere manuale o intellettuale. Devono poter esercitare
qualsiasi professione permessa agli autoctoni così da assumersi la propria
parte di responsabilità nella produzione della ricchezza necessaria allo
sviluppo e alla soddisfazione di tutti.
LE PERSONE DEVONO AVERE IL DIRITTO DI PARTECIPARE
ALLE DECISIONI RELATIVE ALL’ECONOMIA LOCALE.
La terra deve essere condivisa tra tutti coloro che
la lavorano.Le restrizioni alla proprietà privata della terra imposte per
ragioni d'ordine etnico e/o nazionale devono essere abolite a vantaggio di una
visione nuova e sostenibile del rapporto tra esseri umani e terra. (Cécile, CI
RAGIONIAMO MEGLIO?)
Tra migranti e autoctoni non devono esserci
differenze di fronte alla legge. Nessuno deve essere imprigionato, deportato o
limitato nella libertà senza che la sua causa possa essere ascoltata e difesa
in condizioni di equità.
Ogni ordinamento giuridico deve creare le condizioni
tali da abrogare le leggi che pongono delle discriminanti
sulla base della cittadinanza, dello stato civile, dello stato giuridico, delle
opinioni O
DELLA CONDIZIONE DI MIGRANTE
I diritti umani sono inalienabili e
individuali e devono essere uguali per tutti. La legge deve garantire a tutti i
migranti (TOGLIERE) il diritto alla libertà d'espressione, il diritto ad
organizzarsi, il diritto alla libertà di riunirsi, il diritto alla
pubblicazione, il diritto di praticare il proprio culto, il
diritto allo studio e il diritto all’educazione.
Il diritto al lavoro è un requisito fondamentale per
la garanzia delle minime necessità.Il lavoro e la
sicurezza devono essere assicurati ad ogni individuo migrante (TOGLIERE).
Chiunque lavori deve essere libero di fondare insieme ad altri dei sindacati. A
parità di lavoro i migranti devono essere pagati come gli autoctoni e devono
avere la possibilità di trasferire LE RIMESSE AL PAESE D’ORIGINE, senza
alcuna restrizione o addebito.
L'accesso all'educazione e all'istruzione
deve essere garantito a tutti i migranti e ai loro figli, COME E’
DIRITTO FONDAMENTALE PER OGNI PERSONA. L'istruzione deve essere
gratuita, universale e paritaria per tutti i bambini. Gli studi superiori e la
formazione professionale devono essere accessibile a tutti in una nuova visione
del dialogo e della condivisione delle culture. Nella vita culturale, nello
sport e nell'educazione, ogni distinzione fondata sull'origine nazionale deve
essere abolita.
I migranti devono
avere il diritto all'alloggio. Tutti gli individui devono avere il diritto di
scegliere dove abitare, devono avere il diritto di essere alloggiati in modo
degno e di mantenere la propria famiglia con gli stessi standard di accesso,
comodità e sicurezza degli autoctoni INDIPENDENTEMENTE DALLA PROVENIENZA ETNICA E
DAL NUMERO DI ANNI DI RESIDENZA SUL TERRITORIO.
Attraverso i principi enunciati in questa
Carta mondiale dei diritti dei migranti vogliamo contribuire all'eliminazione
di tutti i sistemi segregazionisti e alla nascita di un mondo plurale,
responsabile e solidale, PER LA COSTRUZIONE DI UNA COMUNITA’ GLOBALE MISTA.
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Groupe de Travail CMM Italie - TRADUCTION DE LA LETTRE D'ACCOMPAGNEMENT
Cari compagni della Carta Mondiale dei Diritti dei Migranti,
Chers amis de la
Charte des migrants,
Comme convenu, le
réseau “ 1 Mars Italie” vous envoie sa contribution après consultation de nos
comités locaux.
Après une lecture et
analyse bien appronfondites, on jugés bon de commencer par définir le terme “
MIGRANT” comme reporte notre texte, et surtout de pouvoir ajouter dans le texte
le mot” POTENTIEL MIGRANT”.
En ajouter ce mot ,
la carte affirme encore une fois de plus l'elaboration d'un document et la
construction d'un monde sans obstacle “ A WORLD WITHOUT WALL”.
Si notre conviction
et notre mission sont celles de créer un monde sans mur , sans obstacle, nous
supposons qu'il faudrait commencer par éliminer les obstacles meme à
l'intérieur de ce nouveau réseau anti raciste. Une nouvelle société
révolutionnaire devrait etre celle qui ne possiède pas les discriminations: à
nos jour , nous sommes tous potentiels migrants, qui pour des raisons multiples
et à chaque moment pourrait décider de se déplacer ou de changer de pays de
résidence. Nous pensons qu'une telle décision puisse unire d'avantage les
différentes personnes "dans et pour" une meme lutte, et que chacun de
nous puisse etre responsabiliser dans ses décisions pour que le parcours qui
pourrait un jour le concerner.
Notre contribution
est soulignée en jaune.
Dans certains
paragraphes, on a juger bon enlever le mot MIGRANT,( comme suggérer en jaune et
entre parenthèse) pour souligner l'importance des droits des migrants comme
droits de toute personne et pas seulement de ceux qui se déplacent ( qui
migrent), pour qu'il ny ait pas de différence entre les migrants et les natifs
dans l'élaboration des lois, ainsi que dans la société civile.
On a ensuite ajouter
un autre point sur la politique de frontières et des visa: la liberté de
circulation doit nécéssaireent passer par l'abrogation du système des visas et
de toute loi empechant le passage des frontières.
Nous croyons
ensuite que les migrants doivent avoir LE DROIT DE VOTE, en accord avec les
lois de chaque pays et selon aussi la costitutions des états membres ( Ex:
UE..). L'abolition des frontières ne doit pas signifier une homologation de
toute la population, mais la possibilité de pouvoir voyager, s'installer
n'importe où en dialoguant et échangeant son propre parcours, sa propre
culture...avec le pays d'acueil (lieu d'accueil).
On a ensuite
proposé d'introduire LA PARTICIPATION, lorsque l'on parle du droit des migrants
à l'économie locale.
Nous pensons
qu'ilfaudarit aussi souligner la différence entre le droit à l'éducation et le
droit aux études, deux concepts différents mais assez importants pour l'accès à
l'instruction universelle, dans le respect de la culture d'origine et des
droits humains fondamentaux..
Notre mission,
comme spécifiée est celle de travailler pour un monde , une société globale
mixte, capable d'ensegnaer à tous ( migrants, potentiels migrants et natifs) le
respect des droits humains, capable decréer l'équilibre entre les
différentes culture , d'unir et de fciliter le libre choix de chaque homme et
femme.
A disposition à
chaque moment.
Nous vous
remrcions de nous avoir donner cette opportunité à participer à la charte des
migrants , qui nous appartient et nous passionne .
Bon travail à
tous..
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Charte
Mondiale des Migrants
Les personnes migrantes sont les cibles de
politiques injustes. Celles-ci, au détriment des droits universellement
reconnus à chaque personne Humaine, font s’opposer les êtres humains les uns
aux autres en utilisant des stratégies discriminatoires, fondées sur la
préférence nationale, l’appartenance ethnique ou religieuse.
Ces politiques sont imposées par des systèmes
conservateurs et hégémoniques, qui cherchent à maintenir leurs privilèges en
exploitant la force de travail physique et intellectuelle des migrants. Pour
cela ils utilisent les prérogatives exorbitantes permises par la puissance
arbitraire de l’Etat-Nation et du système
mondial de domination.
Les migrants sont partout privés du plein exercice de leur droit à la liberté de
circulation et d’installation sur notre planète. Ils sont privés de leurs
droits à la liberté et à la paix ainsi que de leurs droits économiques,
sociaux, politiques et culturels.
Seule une large alliance des personnes migrantes
pourra promouvoir l’émergence de droits nouveaux pour toute personne de par sa
naissance sans distinction d’origine, de couleur, de sexe ou de croyance. Pour
cela, cette alliance des migrants devra permettre, autour de principes
éthiques, aux migrants de contribuer à la construction de nouvelles politiques
économiques et sociales, à une refonte de la conception de la territorialité et
du système de gouvernance mondiale dominant actuel et son soubassement
économique et idéologique.
C’est pourquoi, nous migrants ACTIFS ET
POTENTIELS MIGRANTS du monde entier, suggérons à partir des
propositions qui nous sont parvenues depuis 2006, une discussion large, à
l’échelle planétaire en vue d’adopter la présente Charte Mondiale des Migrants
lors de notre prochaine rencontre en février 2011 sur l’île de Gorée au Sénégal.
Notre ambition est de faire valoir à partir des
situations que vivent les migrants dans le monde, le droit pour tous de pouvoir
circuler et s’installer librement sur notre planète, et de contribuer à la
construction d’un monde sans murs :
Proposition de Charte
Parce que nous appartenons à la Terre toute
personne doit pouvoir circuler et s’installer dans n’importe quelle partie de cette terre.
UN MIGRANT PEUT
ETRE DEFINI COMME TOUTE PERSONE AYANT QUITTE SON PAYS NATAL, PAR NECESSITE OU
PAR LIBRE CHOIX, POUR ENTREPRENDRE UN PARCOURS DE VIE DANS UN NOUVEAU CONTEXTE
ACTUELLEMENT,
SUITE AUX TRANSFORMATIONS SOCIALES , NOUS SOMMES TOUS POTENTIELS MIGRANTS.
Toute personne doit pouvoir se déplacer librement
de la campagne vers la ville, de la ville vers la campagne, d’une province vers une autre, et pouvoir quitter
n’importe quel pays pour l’étranger.
Les lois relatives aux visas, laissez-passer, et
autorisations, ainsi que toutes autres lois limitant la liberté de circulation
et d’installation doivent être abrogées.
LESLOIS DOIVENT
ETRE FAITES DANS LE BUT DE REGLER , ET NON PAS D'EMPECHER LA LIBERTE DE
CIRCULATION D'UNE PERSONNE, EN VALORISANT LES CAPACITES DE DEVELOPPEMENT ET DE
CROISSANCE D'UN CHACUN
LES CONDITIONS
DE DEPLACEMENT DOIVENT ETRE EGALES POUR TOUT LE MONDE.
Les migrants du monde entier doivent jouir des
mêmes droits que les groupes nationaux et assumer les mêmes responsabilités
dans tous les domaines essentiels de la vie économique, politique, culturel et
sociale. Ils doivent avoir le droit de voter et d’être éligible à tout organe
législatif, EN ACCORD AVEC
LES LOIS DE CHAQUE PAYS..
Les migrants doivent avoir le droit de parler et
partager leur langue maternelle, de développer et faire connaître leurs
cultures et leurs coutumes traditionnelles, et de pratiquer leurs religions.
Les migrantes et migrants doivent jouir du même
droit d’exercer un commerce là où elles et ils le désirent, de se livrer à
l’industrie ou d’adopter un métier, manuel ou non, comme toute profession
permise pour les groupes nationaux de façon à leurs permettre d’assumer leur
part de responsabilité dans la production des richesses nécessaires au
développement et l’épanouissement de tous.
CHAQUE PERSONNE
DOIT AVOIR LE DROIT DE PARTICIPER AUX DECISIONS RELATIVES A L'ECONOMIE LOCALE
La terre doit être partagée
entre ceux qui la travaillent. Les restrictions à la propriété foncière imposées
pour des raisons d’ordre ethnique et/ou national doivent être abolies au profit
d’une nouvelle vision d’une relation responsable entre les humains et la terre
( CETTE PARTIE MERITE UNE ANALYSE APPROFONDITE)???.
Les personnes migrantes au même titre que les
groupes nationaux doivent être égales devant la loi. Nul ne doit être
emprisonné, déporté ou voir sa liberté restreinte sans que sa cause ait été
équitablement entendue et défendue.
Tout CONTEXTE GIURIDIQUE DOIT créer LES CONDITIONS POUR ABROGER
LES LOIS QUI PREVOIENT une distinction fondée sur l’origine nationale, la
situation matrimoniale et/ou juridique ainsi sur les convictions ET LES
CONDITIONS DES MIGRANTS.
Les droits humains sont inaliénables et
indivisibles et doivent être les mêmes pour tous. La loi doit garantir à toutes
les personnes migrantes( ENLEVER DU TEXTE)
le droit à la liberté d’expression, le droit de s’organiser, le droit à la
liberté de réunion, le droit de publier, de pratiquer le culte , LE DROIT A L'EDUCATION ET LE DROIT A L'INSTRUCTION
Il diritto al lavoro è un requisito fondamentale per la
garanzia delle minime necessità. LE DROIT AU TRAVAIL EST UN ELEMENT FONDAMENTAL
POUR GARANTIR LES CONDTIONS MINIMUNS DE VIE Le travail et la sécurité
doivent être assurés à toutes les personnes migrantes(
ENLEVER DU TEXTE). Quiconque travaille doit être libre de fonder avec
d’autres des syndicats. Les migrantes et migrants doivent recevoir un salaire
égal à travail égal et doivent avoir la possibilité D'UTILISER LES SERVICES DE
TRANSFERT D'ARGENT VERS (POUR?) LES PAYS D'ORIGINE, sans aucune restriction
de quelque sorte qu’elle soit, tout en contribuant au système de solidarité
nécessaire de la société de résidence.
L’accès à l’éducation et à l’instruction doit être
garanti aux personnes migrantes et à leurs enfants. SELON LES DROITS FONDAMENTAUX POUR CHAQUE
PERSONNE. L’instruction doit être gratuite, universelle et égale pour
tous les enfants. Les études supérieures et la formation technique doivent être
accessibles à tous dans une nouvelle vision du dialogue et de partage des
cultures. Dans la vie culturelle, dans les sports et dans l’éducation, toute
distinction fondée sur l’origine nationale doit être abolie.
Les personnes migrantes doivent avoir droit au logement. Toute personne
doit avoir le droit d’habiter dans l’endroit de son choix d’être décemment
logée et de maintenir sa famille dans le confort et la sécurité au même titre
que les groupes nationaux. Les personnes migrantes ambitionnent d’avoir l'opportunité et la responsabilité au même
titre que les groupes nationaux, de faire face ensemble aux défis actuels
(logement, alimentation, santé, épanouissement...) INDEPENDAMENT DE LEUR PROVENANCE ( APPARTENANCE) ETHNIQUE ET
DE LA DUREE DE RESIDENCE DANS LE
PAYS D'ACCUEIL.
L’objectif des principes
énoncés dans la charte mondiale des migrants est de contribuer à la disparition
de tout système ségrégationniste et à l’avènement d’un monde pluriel,
responsable et solidaire.POUR
LA CONSTRUCTION D'UNE COMMUNAUTE GLOBALE MIXTE.
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3. Pour l'Afrique occidentale : L'example sénégalais
A l’issue de l’atelier du 26
janvier 2011, sur la Charte Mondiale des Migrants (CMM), organisé à Dakar par
« Stretta Di Mano » avec le soutien du projet « Fondazioni For
Africa » (F4A), quatre groupes de travail composé des migrants venus de divers horizons, ont proposé des amendements et intégrations
suivants au document de base (les amendements et intégrations sont dans
le texte ci-dessous en cursive, en gras et en rouge). Les participants à l’atelier recommandent que
le préambule soit intégré à la proposition de charte.
Préambule
Les migrants-es
sont les cibles de politiques injustes en violation
des droits universellement
reconnus à chaque personne, qui opposent les êtres humains les uns aux autres. Ces
politiques utilisent des stratégies discriminatoires, fondées sur la
préférence nationale, l’appartenance ethnique, raciale, religieuse ou de
genre.
Ces politiques sont imposées par des systèmes conservateurs
et hégémoniques, qui cherchent à maintenir leurs privilèges en exploitant la
force de travail physique et intellectuelle des migrants. Pour cela ils
utilisent les prérogatives exorbitantes permises par la puissance arbitraire de
l’État Nation et
du système mondial de domination.
Les migrants sont partout privés du
plein exercice de leur droit à la liberté de circulation et d’installation sur
notre planète. Ils sont privés de leurs droits à la liberté et à la paix ainsi
que de leurs droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques.
Seule une large alliance des personnes migrantes pourra
promouvoir le respect aux droits existants et l’émergence de droits nouveaux
pour toute personne de par sa naissance sans distinction d’origine, de couleur,
de sexe ou de croyance. Pour cela, cette alliance des migrants devra permettre,
autour de principes éthiques, aux migrants de contribuer à la construction de
nouvelles politiques économiques et sociales, à une refonte de la conception de
la territorialité et du système dominant actuel de
gouvernance mondiale et son soubassement économique et idéologique.
Notre ambition est de faire valoir à partir des situations
que vivent les migrants dans le
monde, le droit pour tous de
pouvoir circuler et s’installer librement sur notre planète afin de contribuer
à la construction d’un monde sans murs.
C’est pourquoi, nous migrants du monde entier, réunis à
Gorée, Sénégal du 02 au 4 février 2011, à partir des propositions discutées
depuis 2006 à l’échelle
planétaire, adoptons la présente Charte Mondiale des Migrants :
Proposition
de Charte
1) Toute personne appartenant à la Terre, doit pouvoir circuler
et s’installer dans n’importe quelle partie de celle-ci.
2) Toute personne doit pouvoir se
déplacer librement de la campagne vers la ville, de la ville vers la campagne,
d’une province vers une autre, et pouvoir quitter n’importe quel pays vers
un autre.
3) Toutes dispositions et mesures de
restriction à la liberté de
circulation et d’installation,
doivent être abrogées (visas, laissez-passer, autorisation). Toutefois,
cela ne s’applique pas aux auteurs de génocide et crimes contre l’humanité.
4) Les
migrants-es du monde
entier doivent jouir des mêmes droits que les citoyens de pays d’accueil
et de transit et assumer les mêmes responsabilités
dans tous les domaines essentiels de la vie économique, politique, culturelle et sociale. Ils « elles » doivent avoir le droit de voter et d’être
éligible à tout organe législatif et assumer ses responsabilités
jusqu’au la fin[1].
5) Les
migrant-e-s doivent avoir le droit de parler
et partager leur langue maternelle, de développer, faire connaître leurs
cultures, leurs coutumes et de pratiquer leurs religions dans le respect de la
diversité[2].
6) Les
migrant-e-s doivent
jouir du même droit d’avoir un commerce là où « elles et ils » le désirent, de se livrer à
l’industrie ou à l’exercice de tout métier ou de toute profession autorisée aux citoyens
de pays d’accueil et de transit de façon à leurs permettre d’assumer leur part de responsabilité
dans la production des richesses nécessaires au développement et
l’épanouissement de tous[3].
7) La terre doit être partagée avec ceux qui y
vivent et la travaillent. Les restrictions à la
propriété foncière imposée pour
des raisons d’ordre ethnique et/ou national doivent être abolies au profit
d’une nouvelle vision et d’une relation responsable entre les êtres humains[4].
8) Les
migrant-e-s au même
titre que les citoyens de pays d’accueil
et de transit doivent
être égales devant la loi. Nul ne doit être emprisonné, déporté ou voir sa
liberté restreinte sans que sa cause ait été équitablement et préalablement entendue et
défendue.
9)Toute loi qui prévoit une discrimination
fondée sur
l’origine nationale, le
genre, la
situation matrimoniale et/ou juridique ainsi que sur les convictions, doit être abrogée à l’exception de mesures de discriminations
positives[5].
10) Les droits humains sont
inaliénables, indivisibles et universels. La loi doit garantir aux migrant-e-s la
liberté d’expression, de
s’organiser, le droit de réunion,
de publier, de pratiquer le culte, de donner à leurs enfants l’éducation de
leur choix.
11) Le travail
et la sécurité doivent être assurés à tous les migrant-e-s.
Quiconque travaille
doit être libre de fonder des
syndicats avec d’autres. Les migrant-e-s doivent recevoir un salaire égal à travail égal au même titre que
les citoyens du pays d’accueil.
Ils doivent avoir la possibilité
de transférer le fruit de leur travail honnêtement sans aucune restriction aucune tout en contribuant au système de solidarité nécessaire dans la société de résidence[6].
12) L’accès à l’éducation de base et à la
formation doit être garanti aux migrant-e-s et à leurs enfants. L’éducation
de base doit être
gratuite, universelle et égale pour tous les enfants. Les études supérieures et
la formation technique doivent être accessibles à tous dans une nouvelle vision
du dialogue et de partage des cultures.
Dans la vie
culturelle, dans les sports et dans l’éducation, toute distinction fondée sur l’origine doit être abolie[7].
13) Les migrant-e-s doivent avoir droit au logement.
Toute personne doit avoir
le droit d’habiter
dans l’endroit de son choix, d’être décemment
logée et de maintenir sa famille dans le confort et la
sécurité au même titre que les
citoyens de pays d’accueil et de transit[8].
13-bis) Les migrant-e-s
ambitionnent d’avoir l'opportunité et la responsabilité au même titre que les
citoyens de pays d’accueil et de transit en vue de faire face ensemble aux
défis actuels (logement,alimentation, santé, épanouissement...).
L’objectif des principes énoncés dans la charte mondiale des
migrants est de contribuer à la disparition de tout système ségrégationniste et
à l’avènement d’un monde pluriel, responsable et solidaire.
Innovations
Les participants à
l’atelier proposent d’ajouter les articles suivants :
· Une
attention et une protection particulières doivent être portées aux femmes
migrantes, aux enfants isolés, aux personnes vivant avec le VIH et aux
handicapés.
· Les migrant - es en zones de conflits doivent être
protégés, spécialement les femmes
et les petites filles contre toute forme de violence.
Commentaire
11 : « selon la résolution 1325 des Nations
unies ».
· Toutes les dispositions de
cette charte s’appliquent aux réfugiés aussi bien qu’aux migrants volontaires. Car les réfugiés sont également des migrants.
[1] Commentaires
1 :"(...) Ils doivent
avoir le droit de voter et d'être éligible à tout organe législatif." On conteste l'expression: "voter et d'être éligible à tout organe
législatif" . On considère que cette affirmation est trop
puissante: après combien d’années, un migrant pourrait avoir ces droits? à
quelles conditions? (résidence, famille, nationalité etc..) Est-ce que ce n’est
pas excessif de revendiquer ces droits pour ce qui concerne les élections
présidentielles? Ces revendications paraissent plus acceptables et compréhensibles dans le cadre des
élections locales et, en revanche,
il sera important de bien réfléchir à quelles conditions
un migrant aurait accès aux
élections présidentielles. On voudrait encourager un débat sur cette thématique.
Commentaire 2 : « le
dernier paragraphe de ce texte a suscité beaucoup de débats: il faut redéfinir
le terme qui donne les mêmes droits sur la question de vote et d'éligibilité;
le migrant ne peut pas avoir les mêmes droits que les nationaux; le débat
ne se pose pas en ce qui concerne le migrant qui acquiert la nationalité après
quelques années, mais il y a problème pour celui qui est en situation
irrégulière . Chaque pays a ses coutumes, traditions et lois dont il faut tenir
compte avant d'être électeur ou éligible.
La
question de la transparence a été aussi soulevée ; les gens peuvent se
faire des faux papiers et se déplacer aisément d'un pays à un autre (Sénégal,
Mali ou Guinée...), vu la porosité des frontières, pour se présenter comme
candidat au poste présidentiel; ce qui serait inadmissible. »
Commentaire 3 : « l'échange a
aussi porté sur les droits des réfugiés du fait qu'ils ne peuvent pas se mêler
aux affaires politiques du pays d'accueil ni de voter. »
[2]Commentaire 4:
« les migrants doivent avoir le
droit de parler et partager leur langue maternelle, de développer et faire
connaitre leurs cultures et leurs coutumes traditionnelles, et de pratiquer
leurs religions." on propose aussi de spécifier que l’application
de ces droits soit accompagné par le respect de la part du migrant des
traditions du Pays d'accueil. On propose un débat pour bien comprendre cette
assertion en considérant que c’est bien ces questions qui posent beaucoup de
conflits interculturels: quelles sont les limites ? »
[3]Commentaire
5 : « Pour ce qui est de l'exercice du commerce, en Italie par exemple, on a observé que les migrants
commerçants détenteurs d’une la
licence, vendent moins que ceux qui n'en possèdent pas et cela semble poser
problème. L'inégalité est aussi notée
dans le domaine du commerce international, en particulier l’influence et
la présence croissante de la Chine par rapport à la faible représentation de
l’Afrique. Dans ce contexte, les lois et règlements doivent être applicables à tous »
[4]Commentaire
6 : « La terre doit
être partagée entre ceux qui la travaillent. Les restrictions à la
propriété..(...)"
L'article
n'est pas clair: tout le monde à
droit à la terre ou simplement la vente des terres ne doit pas être influencé
par des questions discriminatoires? »
[5]Commentaire
7 : « Toute loi qui
prévoit une distinction fondée sur l'origine nationale, la situation
matrimoniale et/ou juridique ainsi sur les convictions doit être
abrogées ». Faire attention à ce qu'on appelle les discriminations
positives, avec cet article on les élimine.
[6]Commentaire 8 : « Il est difficile
d'assurer le travail et la sécurité à chaque migrant. Nous proposons que le droit au travail et à la sécurité soit
reconnu par l'État à tous les
migrants.
[7]Commentaire
9 : « l'État doit garantir la gratuité de l'éducation
de base; l'éducation de base doit être assuré pour les enfants migrants. »
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