"Because we belong to the Earth, all people have the right to be able to choose their place of residence, to stay where she lives, or to move and settle freely without constraints on any part of the Earth."

Déclaration Internationale des Droits des Migrants (IMBR)


Déclaration Internationale des Droits des Migrants (IMBR)[1]
Le « International Migrant Bill of Right » est un projet porté par des étudiants de l’Université Américaine du Caire, Le Centre de Droit de l’Université de Georges Town et l’Université juive de Jérusalem. Depuis plusieurs années, ces étudiants ont récolté tous les textes juridiques dans le monde qui ont traits aux migrations, et aujourd’hui ils proposent un texte unique. Dans ce texte ils intègrent des commentaires et l’objectif du travail est d’élargir les droits aujourd’hui reconnus aux migrants par les Etats.
Ce travail se distingue de la Charte dans le sens où il part des textes juridiques internationaux et très peu des revendications des migrants eux-mêmes.

Déclaration Internationale des Droits des Migrants (IMBR) et Charte Mondiale des Migrants (CMM). Plusieurs droits similaires mais des processus différents[2]

L’essentiel des dispositions reprenant les droits des migrants tels qu’ils doivent être reconnus aujourd’hui sont similaires dans les deux projets (articles 1 à 18 de la déclaration internationale des droits des migrants).
La CMM se distingue cependant par plusieurs caractéristiques qui au final en font un processus participatif a l’initiative des personnes concernées et ne reprenant pas forcément les impératifs d’ordre politique qui ménagent en premier lieu les intérêts des Etats.
En effet, le projet de la CMM parait plus audacieux que celui de l’IMBR, dans le sens où les principes de liberté de circulation et d’installation des personnes migrantes, se trouvent au cœur même du processus. La CMM ne se préoccupe pas des impératifs de souveraineté nationale et de contrôle des frontières, ni de la sauvegarde de « l’identité nationale » et préfigure ainsi une nouvelle organisation politique, culturelle et administrative qui devrait permettre de faire de notre monde un endroit où circulent les idées, les informations, les biens et services mais essentiellement les êtres humains.
Une autre caractéristique du projet de la CMM est le fait qu’il est revendicatif. Les initiateurs, qui sont des migrants de différents continents, tendent a provoquer à travers la Charte un changement de paradigmes quant aux représentations qu’on se fait aujourd’hui des questions d’identité et de nationalité, notamment du principe de préférence nationale qui est appelé à disparaitre devant les processus d’intégrations régionales (ex de l’Union Européenne) et de l’augmentation de la circulation et d’installation des personnes dans différentes régions du monde ainsi que des familles mixtes de plus en plus nombreuses avec des enfants grandissant de plus en plus dans des milieux multi-culturels, ce qui nous pose également devant le défi d’inventer de nouveaux droits et ne pas se contenter d’énumérer les droits existants qui sont, d’ailleurs, peu respectés.   

L’initiative IMBR gagnerait d’avantage à prendre en considération les aspirations des migrantes et migrants qui affrontent aujourd’hui des politiques répressives et cruelles qui font de la détention, de l’éloignement et du meurtre leur apanage pour se prémunir de l’exercice par des êtres humains de l’un des droits les plus sacrés, qui est le droit a la circulation.

Possibles synergies entre la IMBR et la CMM[3]
Un possible travail de partenariat entre la IMBR et la CMM pourrait se faire autour du projet d’empowerment des migrants.
En effet, un objectif de la Charte est que les migrants puissent eux-mêmes revendiquer leurs propres droits. Pour se faire, le processus participatif et le réseau de la CMM peuvent leur apporter une conscience politique et militante de leur situation. Cependant il est également fondamental qu’ils puissent avoir une connaissance du fonctionnement légal national et international et de tous les textes de lois sur lesquels ils peuvent se baser pour leur plaidoyer. Dans ce cadre, la création d’un manuel et l’organisation de formations sur base des documents des textes récoltés par l’IMBR pourraient être très utiles.      


[1] Article écrit par Sarah Duplat et Sarah Klingeberg.
[2] Article écrit par Hicham Rachidi.
[3] Article écrit par Sarah Duplat et Sarah Klingeberg.

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